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Travailler chez Intermarché : salaires affichés, contrats et 15 métiers mesurés sur nos offres
Chercher ce que vaut le fait de travailler chez Intermarché mène à des avis contradictoires et à des salaires que personne ne source. Nous avons préféré mesurer ce que l’enseigne publie elle-même. Au 17 septembre 2026, notre index compte 454 offres actives publiées sous le nom Intermarché : contrats, métiers, salaires affichés, départements, compétences exigées, et la comparaison avec Lidl, Carrefour, Super U, Aldi, Auchan et E.Leclerc. Tout est chiffré, et chaque chiffre porte son effectif.
Ce que ce guide mesure, et ce qu’il ne peut pas mesurer
Avant le premier chiffre, une précision qui décide de tout le reste : ce guide ne raconte pas ce que c’est que travailler chez Intermarché. Il raconte ce qu’Intermarché publie quand il recrute. Ce sont deux choses différentes, et la seconde est la seule que l’on puisse vérifier.
D’où viennent ces chiffres
Matchemploi agrège en continu les offres d’emploi diffusées en France. Au 17 septembre 2026, l’index compte 147 854 offres actives, dont 128 402 portent un nom d’employeur, soit 87 %. Les 19 452 autres sont anonymes : l’annonceur ne se nomme pas, et aucune méthode honnête ne permet de les rattacher à une enseigne.
Parmi les offres nommées, nous avons isolé celles qui portent le nom Intermarché. Le périmètre retenu pour ce guide compte 454 offres. Elles arrivent sous plusieurs graphies, qu’il faut connaître pour lire correctement la suite :
- « INTERMARCHE », en capitales et sans accent : 244 offres ;
- « Intermarché », avec accent : 164 offres ;
- des noms de magasin : « INTERMARCHE BARATIER » et « INTERMARCHE VALENCE D AGEN » (6 offres chacun), « INTERMARCHE CONTACT » (5), « INTERMARCHE FAYL BILLOT » et « INTERMARCHE VDM » (3 chacun), puis une dizaine de libellés à une ou deux offres.
Un point de méthode mérite d’être dit franchement. Certains magasins publient sous un nom accentué suivi de leur ville — « Intermarché Caussade », « Intermarché Condom », « Intermarché Saint Flour ». En recensant tous les employeurs dont le nom contient « intermarch », on trouve 52 noms distincts et 498 offres. L’écart avec nos 454 offres tient à ces libellés de magasin, que notre rapprochement principal ne capte pas tous. Nous avons gardé le périmètre de 454 offres pour une raison simple : c’est le seul sur lequel nous pouvons croiser métiers, contrats, salaires et départements avec la même requête. Retenez donc que tous les volumes de ce guide sont des planchers.
Les six limites de cette méthode
Un chiffre sans ses limites induit en erreur. Voici ce que ces 454 offres ne disent pas :
- Elles ne mesurent pas les effectifs. Une enseigne qui recrute beaucoup par le bouche-à-oreille ou par candidature spontanée paraîtra petite ici. Nous comparons des volumes d’annonces, jamais des nombres de salariés ou de magasins.
- Elles ne disent rien des conditions de travail. Horaires, ambiance, management, charge physique : rien de cela n’est mesurable dans une annonce, et nous ne l’inventerons pas.
- Elles ne donnent que le salaire affiché à l’embauche, hors primes, hors ancienneté, hors intéressement. Et chez Intermarché, nous le verrons, ce salaire n’est affiché que dans une minorité d’offres.
- Elles ne précisent pas toujours la durée du travail. Un montant mensuel peut correspondre à un temps plein comme à un temps partiel, et notre base ne contient pas la durée hebdomadaire.
- Elles viennent presque toutes d’un seul canal. Les 454 offres proviennent de France Travail. Aucune n’arrive par La Bonne Alternance ni par un autre diffuseur, ce qui pèse sur ce que l’on peut dire de l’alternance.
- Elles décrivent un instant. Le 17 septembre 2026, pas l’année. Nous verrons d’ailleurs que le volume a nettement bougé en deux semaines.
La particularité qui explique presque tout : un réseau d’indépendants
Intermarché n’est pas organisé comme Lidl ou Aldi. Ses magasins sont exploités par des chefs d’entreprise indépendants, adhérents du Groupement Les Mousquetaires, qui réunit aussi Netto et Bricomarché. Chaque point de vente est une entreprise à part entière, qui recrute pour elle-même.
Ce n’est pas un détail d’organigramme. C’est la clé de lecture de presque tous les chiffres qui suivent : la dispersion des graphies, la rareté du salaire affiché, l’implantation hors des grandes villes, la présence de métiers de bouche. Quand vous postulez chez Intermarché, vous ne postulez pas auprès d’un siège national : vous postulez auprès d’un magasin et de son patron. Gardez cette idée en tête, elle revient à chaque section.
Combien Intermarché recrute, et sous quel contrat
Commençons par le volume et la nature des contrats, parce que c’est la première question que se pose un candidat : est-ce un employeur qui embauche durablement, ou qui remplit des trous ?
454 offres, et 78 % de CDI
Sur les 454 offres actives au 17 septembre 2026, la répartition est la suivante :
- CDI : 352 offres, soit 78 % ;
- CDD : 100 offres, soit 22 % ;
- Intérim : aucune offre ;
- Alternance : 9 offres, soit 2 % ;
- Stage : aucune offre.
Pour situer ces proportions, rappelons la structure de l’ensemble de notre index le même jour : 65 605 CDI sur 147 854 offres actives, soit 44 %, suivis de 35 525 missions d’intérim et de 33 005 CDD. Intermarché publie donc presque deux fois plus de CDI, en proportion, que le marché dans son ensemble.
L’absence totale d’intérim est un signal à lire correctement. Elle ne veut pas dire qu’aucun magasin n’a jamais recours à une agence : elle veut dire qu’aucune offre publiée sous le nom Intermarché n’est une mission d’intérim. Quand une agence recrute pour un magasin, l’annonce porte le nom de l’agence, pas celui de l’enseigne. Ce que nous voyons, c’est donc le recrutement direct — et ce recrutement direct est très majoritairement en CDI.
Où se trouvent les CDD
Les 100 CDD ne se répartissent pas uniformément. En les rapportant au nombre d’offres de chaque métier, on obtient une carte assez nette de la précarité relative des postes :
- Préparateur au drive : 8 CDD sur 21 offres, soit 38 % ;
- Hôte de caisse : 27 CDD sur 85 offres, soit 32 % ;
- Vendeur en épicerie : 14 CDD sur 49 offres, soit 29 % ;
- Employé de rayon : 42 CDD sur 179 offres, soit 23 % ;
- Boucher : 2 CDD sur 26 offres, soit 8 % ;
- Chef de rayon produits alimentaires : aucun CDD sur 19 offres.
La logique est lisible : plus le poste demande un savoir-faire qui s’apprend long, plus l’employeur cherche à le garder. Un boucher ou un chef de rayon se recrute en CDI ; la caisse et le drive absorbent les variations d’activité. Si vous visez la stabilité, cette liste est plus utile que la moyenne de 78 %.
L’alternance, quasi absente des canaux publics
Neuf offres en alternance, dont sept sur le poste d’employé de rayon. C’est très peu, et la comparaison avec d’autres enseignes le confirme : le même jour, Carrefour en publie 73 et Auchan 75. Deux réserves s’imposent pourtant. D’abord, aucune des 454 offres Intermarché ne vient de La Bonne Alternance, principal canal des contrats d’apprentissage dans notre index. Ensuite, un magasin indépendant peut très bien signer des contrats d’apprentissage sans jamais les publier. Ce que nous pouvons affirmer se limite donc à ceci : si vous cherchez une alternance chez Intermarché, les annonces ne vous y mèneront pas ; la démarche directe auprès des magasins est la voie réaliste.
Un volume qui a reculé de 21 % en deux semaines
Le 3 septembre 2026, en préparant notre guide consacré à Lidl, le même comptage donnait 574 offres Intermarché, dont 450 en CDI et 13 en alternance. Le 17 septembre, nous en mesurons 454, dont 352 en CDI et 9 en alternance. Le recul est de 21 %, alors que l’index entier n’a baissé que de 4 % sur la même période (de 154 370 à 147 854 offres actives).
Nous ne savons pas l’expliquer avec certitude, et nous ne prétendrons pas le faire. Deux hypothèses sont compatibles avec les données : la fin des recrutements de la rentrée, pourvus puis retirés, ou un décalage dans la publication chez France Travail. La proportion de CDI, elle, n’a pas bougé : 78 % dans les deux cas. Le volume fluctue, la structure reste. C’est la structure qu’il faut retenir.
Les 15 métiers qu’Intermarché publie, et ce qu’ils pèsent
Chaque offre de notre index porte, quand France Travail le fournit, un code ROME : la nomenclature officielle des métiers. Les quinze codes les plus fréquents couvrent 422 des 454 offres Intermarché, soit 93 %. Le tableau ci-dessous les classe par volume.
| Métier (libellé ROME) | Offres | Part du total |
|---|---|---|
| Employé / Employée de rayon libre-service D1507 | 179 | 39 % |
| Hôte / Hôtesse de caisse D1505 | 85 | 19 % |
| Vendeur / Vendeuse en épicerie D1106 | 49 | 11 % |
| Boucher / Bouchère D1101 | 26 | 6 % |
| Préparateur / Préparatrice au drive N1113 | 21 | 5 % |
| Chef / Cheffe de rayon produits alimentaires D1502 | 19 | 4 % |
| Responsable de département en grande distribution D1509 | 8 | 2 % |
| Boulanger / Boulangère D1102 | 6 | 1 % |
| Responsable de caisses D1508 | 5 | 1 % |
| Charcutier-traiteur / Charcutière-traiteuse D1103 | 5 | 1 % |
| Chargé / Chargée d’accueil M1601 | 4 | 1 % |
| Chef / Cheffe de rayon produits frais D1513 | 4 | 1 % |
| Agent / Agente de propreté de locaux K2205 | 4 | 1 % |
| Responsable de boutique D1302 | 4 | 1 % |
| Poissonnier / Poissonnière D1105 | 3 | 1 % |
Mesuré le 17 septembre 2026 sur 454 offres actives publiées sous le nom Intermarché. Les parts sont arrondies à l’unité.
Le cœur du recrutement : rayon, caisse, épicerie
Trois métiers concentrent 313 offres, soit 69 % du volume : employé de rayon (179), hôte de caisse (85) et vendeur en épicerie (49). C’est la base de tout supermarché, et il n’y a là aucune surprise. Ce qui est plus instructif, c’est ce qui les entoure.
Chez Lidl, que nous avons mesuré de la même façon, l’employé de rayon pèse plus de la moitié des offres, et l’hôte de caisse presque rien : le modèle du discounter repose sur un poste polyvalent unique. Chez Intermarché, la caisse existe comme métier à part entière, avec 85 offres. Les rôles y sont plus découpés, ce qui est cohérent avec des magasins plus proches du supermarché traditionnel.
Les métiers de bouche : 40 offres qu’on ne trouve pas chez les discounters
C’est la vraie singularité du tableau. En additionnant boucher (26), boulanger (6), charcutier-traiteur (5) et poissonnier (3), on obtient 40 offres de métiers de bouche, soit 9 % du volume. Ajoutez-y les 4 offres de chef de rayon produits frais, qui encadrent précisément ces rayons.
À titre de comparaison, le même jour, Lidl ne publie aucune offre de boucher, et Aldi non plus. Carrefour en publie 15, Super U 9, Auchan 5. Intermarché est l’enseigne qui en publie le plus parmi celles que nous avons mesurées — E.Leclerc suit avec 19.
Pourquoi est-ce important pour vous ? Parce que ces postes sont presque tous en CDI (24 sur 26 pour le boucher), qu’ils demandent un savoir-faire réel, et que c’est là que les salaires affichés décollent du plancher. Si vous avez un CAP boucher, poissonnier ou charcutier-traiteur, Intermarché est probablement l’enseigne de grande distribution où votre diplôme a le plus de débouchés publiés.
Le drive, un métier à part
Avec 21 offres, le préparateur au drive est un métier minoritaire, mais il mérite une ligne parce qu’il est souvent la porte d’entrée la plus accessible. Les compétences demandées ne supposent pas d’expérience en vente, les horaires sont généralement décalés par rapport à l’ouverture du magasin (c’est une lecture, pas une mesure : la base ne contient pas les horaires), et c’est le poste où la part de CDD est la plus forte, à 38 %. Un CDD au drive qui se passe bien est une manière classique d’entrer dans un magasin.
Un encadrement intermédiaire qui recrute à l’extérieur
Cinq métiers d’encadrement apparaissent dans le tableau : chef de rayon produits alimentaires (19), responsable de département (8), responsable de caisses (5), chef de rayon produits frais (4) et responsable de boutique (4). Au total, 40 offres d’encadrement, dont 39 en CDI.
La structure diffère nettement de celle de Lidl, où l’encadrement publié passe par le responsable de boutique, le responsable de caisses et le directeur de magasin. Chez Intermarché, c’est le chef de rayon qui domine. Aucune offre de directeur de magasin n’apparaît dans les quinze premiers métiers : dans un magasin indépendant, la direction est le plus souvent assurée par l’adhérent lui-même, qui n’a pas à se recruter.
Pour un candidat, la conséquence est concrète : le premier échelon d’encadrement, chef de rayon, est publié et ouvert à des profils extérieurs. Vous n’êtes pas obligé d’avoir fait toute votre carrière dans le magasin pour y prétendre.
Les salaires affichés chez Intermarché, métier par métier
Le salaire est la question que tout le monde pose, et celle à laquelle les annonces d’Intermarché répondent le moins. Commençons par ce constat, parce qu’il conditionne la lecture de tous les montants qui suivent.
Seulement 38 % des offres affichent un salaire exploitable
Sur les 454 offres, 172 affichent une rémunération exploitable, soit 38 %. Les autres n’indiquent rien, ou indiquent une formule que l’on ne peut pas convertir en brut mensuel. La comparaison est parlante :
- Lidl : 432 offres chiffrées sur 483, soit 89 % ;
- Carrefour : 260 sur 454, soit 57 % ;
- Aldi : 53 sur 140, soit 38 % ;
- Intermarché : 172 sur 454, soit 38 % ;
- Auchan : 50 sur 151, soit 33 % ;
- Super U : 79 sur 264, soit 30 %.
Le classement recoupe la distinction entre enseignes intégrées et réseaux d’indépendants, sans s’y réduire. Lidl, qui publie depuis une organisation centralisée, affiche presque toujours le salaire. Super U et Intermarché, dont les magasins recrutent chacun pour soi, l’affichent moins d’une fois sur deux. Aldi et Auchan brouillent un peu le tableau : la règle n’est pas mécanique, mais la tendance est nette.
Pour vous, cela signifie une chose : dans près de deux offres Intermarché sur trois, le salaire se découvre en entretien. Il faut donc arriver avec un chiffre en tête, et ce guide est fait pour vous le donner.
Le tableau des salaires mesurables
Nous ne publions une fourchette que lorsqu’au moins cinq offres chiffrées la soutiennent. En deçà, un chiffre n’est qu’une anecdote. Cinq métiers passent ce seuil chez Intermarché. Pour chacun, la colonne de droite donne le marché national du même métier, tous employeurs confondus.
| Métier | Chez Intermarché P25 · médiane · P75 | Offres chiffrées | Marché national P25 · médiane · P75 | Offres chiffrées |
|---|---|---|---|---|
| Boucher D1101 | 1 867 · 2 150 · 2 300 | 7 ⚠ | 1 971 · 2 199 · 2 400 | 367 |
| Employé de rayon libre-service D1507 | 1 867 · 1 867 · 1 907 | 83 ⚠ | 1 867 · 1 869 · 1 961 | 2 937 |
| Hôte de caisse D1505 | 1 867 · 1 867 · 1 867 | 35 ⚠ | 1 867 · 1 867 · 1 940 | 870 |
| Vendeur en épicerie D1106 | 1 867 · 1 867 · 1 867 | 14 ⚠ | 1 867 · 1 875 · 1 975 | 2 309 |
| Préparateur au drive N1113 | 1 867 · 1 867 · 1 867 | 9 ⚠ | 1 867 · 1 867 · 1 960 | 141 |
| Chef de rayon produits alimentaires D1502 | moins de 5 offres chiffrées — non publié | — | 2 300 · 2 430 · 2 600* | 329 |
| Tous métiers confondus — | 1 867 · 1 867 · 1 960 | 172 | — | — |
Brut mensuel. Colonne Intermarché : offres actives au 17 septembre 2026. Colonne nationale : offres avec salaire publiées ces six derniers mois sur France Travail, ce qui explique des effectifs plus larges. ⚠ = moins de 100 offres chiffrées, à lire avec prudence. * Libellé rendu par notre référentiel : « chef de rayon produits alimentaires », rapprochement non exact.
Le constat principal : un salaire d’embauche calé sur le plancher
Sur quatre des cinq métiers mesurables, les trois repères — premier quartile, médiane, troisième quartile — valent 1 867 € ou s’en écartent de quelques dizaines d’euros. Pour l’hôte de caisse, le vendeur en épicerie et le préparateur au drive, l’écart entre le bas et le haut de la fourchette est nul : toutes les offres chiffrées du quartile inférieur au quartile supérieur affichent le même montant.
Ce montant de 1 867 € n’est pas propre à Intermarché. C’est le plancher qui revient dans toute la grande distribution de notre index : on le retrouve comme premier quartile national de l’employé de rayon, de l’hôte de caisse, du vendeur en épicerie et du préparateur au drive. Intermarché ne paie donc pas moins que le marché à l’embauche. Il paie exactement le marché, là où Lidl, nous le verrons, affiche un peu plus.
Une réserve importante : ces montants sont des bruts d’embauche. Ils ne disent rien des primes, du treizième mois éventuel, de l’intéressement ou de la participation, qui varient d’un magasin à l’autre dans un réseau d’indépendants et n’apparaissent presque jamais dans une annonce.
L’exception du boucher
Le boucher est le seul métier où la fourchette s’ouvre : 1 867 € au premier quartile, 2 150 € de médiane, 2 300 € au troisième quartile. L’écart entre le bas et le haut atteint 433 €, contre zéro en caisse. Au niveau national, la médiane du métier est à 2 199 € sur 367 offres.
Prudence cependant : ces montants reposent sur 7 offres chiffrées seulement. Ils suffisent à dire que le boucher se paie au-dessus de l’employé de rayon chez Intermarché comme ailleurs ; ils ne suffisent pas à dire que l’enseigne paie ses bouchers moins bien que le marché. La différence de 49 € entre les deux médianes est bien inférieure à ce qu’un échantillon de sept offres permet de trancher.
Ce qui est solide, en revanche, c’est la logique : un savoir-faire rare ouvre la fourchette. C’est le seul endroit du tableau où il y a quelque chose à discuter en entretien.
Ce qui a changé depuis le 3 septembre, et pourquoi c’est une leçon
Dans notre guide Lidl, le 3 septembre, l’employé de rayon Intermarché affichait une médiane de 1 960 € — mais sur 32 offres chiffrées seulement. Le 17 septembre, sur 83 offres chiffrées, la médiane est tombée à 1 867 €.
Les magasins n’ont pas baissé leurs salaires en deux semaines. Ce qui a changé, c’est l’échantillon : davantage d’offres affichent un montant, et elles l’affichent au plancher. C’est la meilleure illustration possible de la règle que nous appliquons partout : une médiane sur quelques dizaines d’offres bouge à chaque mise à jour. C’est pourquoi chaque fourchette de ce guide porte son effectif, et pourquoi le symbole ⚠ n’est pas décoratif.
Une grille d’embauche, et une négociation qui se joue ailleurs
Si le salaire affiché est le même partout, faut-il renoncer à en parler ? Non. Mais il faut comprendre où se trouve la marge.
Ce que l’amplitude vous apprend
La colonne la plus utile du tableau n’est pas la médiane, c’est l’écart entre premier et troisième quartile. Quand il est nul, comme en caisse ou au drive, le salaire d’embauche est une grille : le magasin propose le montant, et il y a très peu de chances qu’il le modifie pour un débutant. Quand il s’ouvre, comme chez le boucher, le montant dépend du profil, et c’est votre expérience qui le fixe.
Nous détaillons cette lecture, métier par métier, dans notre article sur le salaire à l’embauche, qui classe trente métiers selon l’amplitude de leurs fourchettes.
Ce que cela change pour votre entretien
Sur un poste à grille, trois leviers restent à votre portée, et aucun ne consiste à réclamer cent euros de plus :
- Le contrat. Un CDI plutôt qu’un CDD, sur les métiers où les deux coexistent (caisse, drive, épicerie). C’est souvent plus facile à obtenir qu’une augmentation, et cela vaut davantage.
- La durée du travail. Un temps plein plutôt qu’un temps partiel. Le montant mensuel qui s’affiche dépend directement du nombre d’heures, et c’est une question légitime à poser dès le premier entretien.
- La polyvalence. Un employé qui peut tenir la caisse, remplir un rayon et dépanner au drive est plus facile à garder et à faire évoluer. C’est un argument d’embauche, et plus tard un argument d’augmentation.
Pour formuler vos prétentions sans vous fermer de porte, notre guide pour parler salaire en entretien propose des formulations prêtes à l’emploi. Et si une offre vous est déjà faite, c’est l’article sur la négociation salariale qui prend le relais.
Dans un réseau d’indépendants, c’est le magasin qui décide
Voici la conséquence la plus pratique de l’organisation d’Intermarché, et c’est une lecture plutôt qu’une mesure : puisque chaque magasin est une entreprise, les éléments de rémunération qui ne figurent pas dans l’annonce — primes, avantages, organisation des horaires — relèvent de chaque point de vente. Deux magasins voisins peuvent donc proposer le même salaire d’embauche et des conditions différentes. Posez la question en entretien, magasin par magasin, plutôt que de vous fier à ce que vous avez entendu sur l’enseigne.
Intermarché face aux autres enseignes : le même métier, sept employeurs
Comparer des enseignes est l’exercice le plus demandé et le plus risqué. Nous l’avons fait avec une règle stricte : même date, même méthode de rapprochement, même seuil de cinq offres chiffrées, et les mêmes codes ROME.
Vue d’ensemble
| Enseigne | Offres | dont CDI | CDD | Alternance | Salaire affiché | P25 · médiane · P75 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Lidl | 483 | 461 (95 %) | 16 | 5 | 89 % | 1 932 · 1 961 · 2 712 |
| Intermarché | 454 | 352 (78 %) | 100 | 9 | 38 % | 1 867 · 1 867 · 1 960 |
| Carrefour | 454 | 278 (61 %) | 132 | 73 | 57 % | 1 867 · 1 867 · 1 960 |
| Super U | 264 | 211 (80 %) | 45 | 6 | 30 % | 1 867 · 1 919 · 2 040 |
| Auchan | 151 | 49 (32 %) | 20 | 75 | 33 % | 1 867 · 1 870 · 2 003 |
| Aldi | 140 | 122 (87 %) | 15 | 1 | 38 % | 1 867 · 1 867 · 1 909 |
Mesuré le 17 septembre 2026, tous métiers confondus. Le nombre d’offres mesure ce que chaque enseigne publie sur nos canaux, pas sa taille ni ses effectifs. E.Leclerc est absent de cette vue d’ensemble : son rapprochement ramène aussi 158 offres de « LECLERC VOYAGES », sans rapport avec les magasins. Il reste présent dans les comparaisons par métier, où ce bruit disparaît.
Trois enseignes publient un volume comparable — Lidl, Intermarché, Carrefour — et chacune a un profil très différent :
- Lidl recrute presque exclusivement en CDI, affiche presque toujours le salaire, et son troisième quartile monte à 2 712 € parce qu’il publie beaucoup de postes d’encadrement chiffrés.
- Carrefour mêle CDI, CDD et alternance : 73 offres en alternance, huit fois plus qu’Intermarché.
- Intermarché se situe entre les deux : une forte majorité de CDI, peu d’alternance, et un salaire rarement affiché.
Employé de rayon : le poste que tout le monde publie
| Enseigne | Offres | dont CDI | Chiffrées | P25 · médiane · P75 |
|---|---|---|---|---|
| Lidl | 277 | 261 | 262 | 1 932 · 1 961 · 1 961 |
| Carrefour | 222 | 143 | 129 | 1 867 · 1 867 · 1 960 |
| Intermarché | 179 | 137 | 83 ⚠ | 1 867 · 1 867 · 1 907 |
| E.Leclerc | 127 | 94 | 22 ⚠ | 1 867 · 1 867 · 1 938 |
| Super U | 89 | 74 | 35 ⚠ | 1 867 · 1 873 · 1 964 |
| Aldi | 89 | 78 | 29 ⚠ | 1 681 · 1 867 · 1 867 |
| Auchan | 30 | 14 | 18 ⚠ | 1 867 · 1 867 · 1 917 |
| Marché national, tous employeurs (6 mois) | — | — | 2 937 | 1 867 · 1 869 · 1 961 |
Code ROME D1507, mesuré le 17 septembre 2026. Brut mensuel.
La lecture tient en deux phrases. Toutes les enseignes sauf une affichent une médiane à 1 867 € ou à quelques euros près. Lidl est la seule à s’en écarter, avec 1 961 € de médiane, soit 94 € de plus par mois qu’Intermarché, sur un échantillon solide de 262 offres chiffrées.
Le premier quartile d’Aldi, à 1 681 €, mérite une remarque : il tombe sous le plancher commun, ce qui évoque des contrats à temps partiel plutôt qu’un taux horaire plus faible. C’est une lecture, pas une mesure — notre base ne contient pas la durée hebdomadaire.
Chez Intermarché, un employé de rayon sur quatre est recruté en CDD (42 sur 179), contre un sur seize chez Lidl (16 sur 277). Si le CDI immédiat est votre priorité, c’est un écart qui compte davantage que les 94 €.
Les autres métiers, enseigne par enseigne
Sur les métiers moins publiés, les effectifs deviennent minces et la comparaison des salaires perd en solidité. Les volumes, eux, restent instructifs.
Hôte de caisse, code D1505
Intermarché est l’enseigne qui en publie le plus : 85 offres, devant Carrefour (59), E.Leclerc (35), Super U (33) et Lidl (25). Là où le salaire est mesurable, il est identique : 1 867 € de médiane chez Intermarché (35 offres chiffrées), Carrefour (39) et Super U (8). La part de CDD, en revanche, varie : 27 sur 85 chez Intermarché, 22 sur 59 chez Carrefour, aucune chez Lidl.
Vendeur en épicerie, code D1106
Intermarché publie 49 offres, E.Leclerc 38, Carrefour et Super U 30 chacun, Auchan 6. Les médianes se tiennent dans un mouchoir : 1 867 € chez Intermarché (14 offres chiffrées), 1 893 € chez Super U (10), 1 899 € chez Auchan (6), 1 934 € chez Carrefour (22), 1 960 € chez E.Leclerc (7). Aucun de ces écarts n’est significatif avec de tels effectifs.
Boucher, code D1101
Intermarché en tête avec 26 offres, devant E.Leclerc (19), Carrefour (15), Super U (9) et Auchan (5). Lidl et Aldi : zéro. Chez Carrefour, les 5 offres chiffrées donnent une médiane de 1 960 € ; chez Intermarché, les 7 offres chiffrées donnent 2 150 €. Ne tirez pas de conclusion de ces deux chiffres : ils reposent sur douze offres à eux deux.
Préparateur au drive, code N1113
Carrefour en publie 29, Intermarché 21, Super U 14, E.Leclerc 9. Médiane de 1 914 € chez Carrefour (19 offres chiffrées), 1 867 € chez Intermarché (9) et Super U (5). Carrefour propose aussi 5 de ces postes en alternance ; Intermarché aucun.
Chef de rayon produits alimentaires, code D1502
Intermarché publie 19 offres, toutes en CDI. Auchan en publie 14, toutes en alternance : ce ne sont pas des postes de chef de rayon, ce sont des formations pour le devenir. Carrefour et E.Leclerc en publient 13 chacun, Super U 12, Lidl 1. Seul Carrefour atteint le seuil de salaire, avec une médiane de 1 996 € sur 8 offres chiffrées — un montant étonnamment bas pour un poste d’encadrement, probablement tiré par ses 4 offres en alternance. Chez Intermarché, le salaire du chef de rayon n’est pas mesurable.
Ce que dit cette comparaison, et ce qu’elle ne dit pas
Elle dit que, à l’embauche et sur les postes d’exécution, Intermarché paie comme le marché — ni moins, ni plus — et que seul Lidl se distingue par le haut. Elle dit qu’Intermarché publie davantage de postes en caisse et en boucherie que ses concurrents directs, et davantage de CDI que Carrefour ou Auchan.
Elle ne dit rien des évolutions de salaire après l’embauche, de la politique de primes de chaque magasin, ni de la qualité de vie au travail. Ces sujets se traitent en entretien, avec les questions que nous proposons dans notre guide des questions à poser au recruteur.
Où Intermarché recrute : la France des villes moyennes et des campagnes
La répartition géographique est le chiffre qui surprend le plus, et celui qui illustre le mieux le modèle de l’enseigne.
Les vingt départements les mieux servis
| Département | Offres Intermarché |
|---|---|
| Tarn-et-Garonne (82) | 21 |
| Hautes-Alpes (05) | 20 |
| Haute-Marne (52) | 17 |
| Eure-et-Loir (28) | 16 |
| Cantal (15) | 14 |
| Haute-Loire (43) | 14 |
| Puy-de-Dôme (63) | 12 |
| Ardèche (07) | 11 |
| Landes (40) | 11 |
| Hautes-Pyrénées (65) | 11 |
| Var (83) | 11 |
| Aude (11) | 10 |
| Alpes-de-Haute-Provence (04) | 10 |
| Ariège (09) | 9 |
| Corrèze (19) | 9 |
| Doubs (25) | 9 |
| Gers (32) | 9 |
| Gironde (33) | 9 |
| Orne (61) | 9 |
| Pyrénées-Orientales (66) | 9 |
Mesuré le 17 septembre 2026. Volume par département = plancher : une offre dont le lieu n’est pas identifiable n’est rattachée à aucun département. Le nom principal « INTERMARCHE » couvre à lui seul au moins 79 départements.
Ces vingt départements rassemblent 241 offres, soit 53 % du total. Regardez maintenant les grandes métropoles, le même jour :
- Paris : aucune offre ;
- Bouches-du-Rhône : 1 offre ;
- Rhône : 2 offres ;
- Loire-Atlantique : 3 offres ;
- Haute-Garonne : 5 offres ;
- Nord : 8 offres.
Le Tarn-et-Garonne publie plus d’offres Intermarché que le Rhône, les Bouches-du-Rhône, la Loire-Atlantique et la Haute-Garonne réunis. Le Cantal, l’un des départements les moins peuplés de France, en publie quatorze.
Ce que cette répartition veut dire pour vous
Deux conséquences pratiques, très différentes selon l’endroit où vous vivez.
Si vous habitez une ville moyenne ou une zone rurale, Intermarché est probablement l’un des employeurs privés qui publient le plus d’offres près de chez vous, souvent en CDI. Dans beaucoup de ces départements, les grandes enseignes intégrées sont moins présentes, et le supermarché local est l’un des rares recruteurs de volume. C’est une vraie opportunité, notamment pour une reconversion sans diplôme.
Si vous habitez une grande métropole, ne vous fiez pas aux annonces : leur rareté ne signifie pas que les magasins n’embauchent pas, mais qu’ils ne passent pas par les canaux que nous mesurons. La candidature spontanée, déposée directement au magasin, devient alors la voie principale. Nous y revenons dans la section consacrée à la candidature.
Un recrutement de proximité, magasin par magasin
La présence de libellés comme « INTERMARCHE BARATIER » (Hautes-Alpes), « INTERMARCHE VALENCE D AGEN » (Tarn-et-Garonne) ou « INTERMARCHE FAYL BILLOT » (Haute-Marne) confirme la lecture : chaque magasin publie ses propres offres, souvent plusieurs à la fois. Les 6 offres d’Intermarché Valence d’Agen, toutes en CDI et toutes chiffrées, représentent à elles seules plus d’un quart des offres du Tarn-et-Garonne. Un seul magasin qui ouvre un rayon ou renouvelle une équipe peut faire bouger les chiffres d’un département entier.
Au-delà d’Intermarché : les autres enseignes du groupement
Le Groupement Les Mousquetaires ne se limite pas à Intermarché. Si votre projet est de travailler dans cet univers, trois autres noms publient des offres dans notre index au 17 septembre 2026.
Bricomarché : 80 offres, 64 en CDI
L’enseigne de bricolage du groupement publie 80 offres sous quatre graphies (« BRICOMARCHE » 45, « Bricomarché » 31, puis deux magasins). 64 sont en CDI, 16 en CDD, aucune en alternance. Sur les 35 offres chiffrées, la fourchette est de 1 867 € · 1 867 € · 1 884 € : la même grille d’embauche qu’en alimentaire.
Netto : 35 offres, à isoler avec soin
Le discounter du groupement publie 35 offres sous les noms « Netto » et « NETTO », dont 26 en CDI et 9 en CDD. Attention si vous cherchez vous-même : une recherche sur « netto » ramène aussi des dizaines d’entreprises de nettoyage, qui n’ont rien à voir avec l’enseigne. Seules 12 offres Netto sont chiffrées, trop peu pour une fourchette fiable par métier.
Le groupement et sa logistique
« Groupement Mousquetaires » publie 43 offres en son nom, dans au moins 16 départements et sur 13 métiers différents. Aucune n’affiche de salaire mesurable. S’y ajoutent 5 offres d’« ITM Logistique Alimentaire International », toutes en CDI et toutes chiffrées. Ce sont les postes des fonctions support et de la chaîne d’approvisionnement : un autre univers que le magasin, avec d’autres métiers.
Ce que les offres exigent réellement
Les offres de France Travail portent souvent une liste de compétences structurées. En les comptant sur l’ensemble d’une famille de métiers, on obtient ce que les employeurs écrivent vraiment — pas ce qu’on imagine qu’ils attendent. Les pourcentages ci-dessous portent sur tous les employeurs de la famille, pas sur Intermarché seul : les effectifs de l’enseigne seraient trop minces pour être fiables, et le contour d’un métier varie très peu d’une enseigne à l’autre.
Employé de rayon, sur 2 208 offres
Quatre compétences saturent les annonces, pratiquement à égalité :
- « Réceptionner des produits, vérifier la conformité d’une livraison » : 96 % ;
- « Organiser, aménager un espace de vente » : 96 % ;
- « Réaliser l’étiquetage de produits » : 96 % ;
- « Contrôler le balisage et l’étiquetage des produits en rayon » : 95 %.
Aucune autre compétence ne dépasse 5 %. Le poste est donc décrit avec une précision rare : réception, implantation, étiquetage, contrôle. Si votre CV ou votre entretien ne cite aucun de ces quatre gestes, vous parlez à côté de l’annonce.
Hôte de caisse, sur 665 offres
- « Règles de tenue de caisse » : 98 % ;
- « Procéder à l’encaissement » : 97 % ;
- « Procédures d’encaissement » : 96 % ;
- « Accueillir, informer et orienter les clients » : 6 %.
La relation client n’est écrite que dans 6 % des offres. Cela ne veut pas dire qu’elle ne compte pas ; cela veut dire que l’employeur recrute d’abord sur la fiabilité de la caisse. Un écart de caisse se voit tous les soirs. Mettez en avant la rigueur avant le sourire.
Vendeur en épicerie, sur 2 013 offres
- « Entretenir, nettoyer un espace, un lieu, un local » : 96 % ;
- « Retirer des produits non conformes » : 20 % ;
- « Procéder à l’encaissement » : 13 % ;
- « Contrôler l’état de conservation d’un produit périssable » : 11 % ;
- « Informer, renseigner une personne sur les articles en vente » : 10 %.
Le résultat surprend, et il est pourtant solide : dans la famille du vendeur en épicerie, l’entretien de l’espace de vente arrive largement en tête, loin devant la vente elle-même. C’est un métier polyvalent, où l’on nettoie, retire les produits périmés, encaisse et conseille. Montrer que ces tâches ne vous rebutent pas est un argument réel.
Les métiers de bouche : ce que les chiffres montrent, et ce qu’ils brouillent
Ici, une précaution de lecture s’impose. Quand on interroge notre base sur le boucher ou le boulanger, l’échantillon mesuré regroupe une large famille de métiers de l’alimentation — plus de 2 000 offres — et la compétence qui domine est commune à toute la famille : l’entretien des locaux. Les gestes du métier y sont dilués. Voici ce que donne chaque mesure, avec cette réserve en tête.
Boucher, sur 2 258 offres de la famille
- « Entretenir, nettoyer un espace, un lieu, un local » : 85 % ;
- « Retirer des produits non conformes » : 18 % ;
- « Découper, désosser, parer de la viande » : 11 % ;
- « Contrôler l’état de conservation d’un produit périssable » : 10 %.
Charcutier-traiteur, sur 319 offres
Échantillon plus resserré, et bien plus parlant sur le savoir-faire :
- « Découper, désosser, parer de la viande » : 78 % ;
- « Techniques de parage des viandes » : 75 % ;
- « Techniques de désossage » : 75 % ;
- « Entretenir, nettoyer un espace » : 24 % ;
- « Entretenir un équipement, une machine » : 23 % ;
- « Réaliser la salaison d’une viande » : 22 %.
Poissonnier, sur 81 offres
Échantillon mince, sous le seuil de 100 offres : à lire comme une indication.
- « Réceptionner des produits, vérifier la conformité d’une livraison » : 96 % ;
- « Trier les poissons et effectuer leur préparation » : 95 %.
Boulanger, sur 2 505 offres de la famille
- « Entretenir, nettoyer un espace, un lieu, un local » : 79 % ;
- « Caractéristiques des farines, levure, additifs » : 19 % ;
- « Bouler et effectuer la tourne ou le façonnage des pâtons » : 18 %.
La leçon commune est simple : en rayon traditionnel, l’hygiène est écrite avant le geste. Un candidat qui maîtrise la découpe mais ne dit pas un mot du nettoyage du laboratoire, de la chaîne du froid et du retrait des produits non conformes rate la moitié de ce qui est demandé.
Chef de rayon, sur 184 offres
C’est le poste d’encadrement qu’Intermarché publie le plus. Ses compétences dessinent un métier de gestion plus que de vente :
- « Assurer le suivi des stocks en temps réel » : 96 % ;
- « Réceptionner des produits, vérifier la conformité d’une livraison » : 79 % ;
- « Superviser le stockage des produits » : 76 % ;
- « Organiser le traitement des commandes » : 60 % ;
- « Contrôler la mise en rayon des articles » : 35 % ;
- « Adapter le plan d’implantation des articles » : 34 %.
Le suivi des stocks est écrit dans presque toutes les annonces ; l’animation d’équipe n’apparaît pas dans les compétences structurées les plus fréquentes. Ce n’est pas qu’elle soit absente du poste, c’est que l’employeur formalise d’abord ce qui se mesure : la rupture et la démarque. Préparez des exemples chiffrés sur ces deux sujets.
Responsable de caisses, sur 71 offres
Échantillon mince, mais d’une netteté remarquable :
- « Réaliser les transactions monétaires entre le coffre et les caisses » : 99 % ;
- « Organiser le travail d’une équipe » : 99 % ;
- « Planification des tâches et gestion des priorités » : 97 % ;
- « Expliquer et faire respecter les règles et procédures » : 97 %.
Ici, l’encadrement est explicitement écrit, aux côtés de la gestion des fonds. C’est le poste naturel d’évolution pour un hôte de caisse expérimenté.
Quel poste viser : l’escalier, marche par marche
En réunissant volumes, contrats, salaires et compétences, on peut dessiner la progression que suggèrent les offres d’Intermarché. Ce n’est pas un plan de carrière garanti : c’est ce que les chiffres rendent plausible.
| Marche | Poste | Offres | Part de CDI | Salaire affiché |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Préparateur au drive | 21 | 57 % | 1 867 € (9 chiffrées ⚠) |
| 1 | Hôte de caisse | 85 | 67 % | 1 867 € (35 chiffrées ⚠) |
| 1 | Vendeur en épicerie | 49 | 71 % | 1 867 € (14 chiffrées ⚠) |
| 1 | Employé de rayon | 179 | 77 % | 1 867 € (83 chiffrées ⚠) |
| 2 | Métiers de bouche (boucher, boulanger, charcutier, poissonnier) | 40 | 93 % | boucher : 2 150 € (7 chiffrées ⚠) |
| 3 | Responsable de caisses | 5 | 4 sur 5 | non mesurable |
| 3 | Chef de rayon (produits alimentaires et frais) | 23 | 100 % | non mesurable |
| 4 | Responsable de département | 8 | 100 % | non mesurable |
Mesuré le 17 septembre 2026 sur les offres Intermarché. Médianes de salaire brut mensuel. Métiers de bouche : 37 CDI sur 40 offres.
Trois observations qui changent la stratégie
- La première marche est large et homogène. Quatre postes, 334 offres, le même salaire d’embauche. Le choix entre eux ne se fait pas sur l’argent mais sur le contrat : l’employé de rayon offre la meilleure probabilité de CDI, le drive la moins bonne.
- Le diplôme fait sauter une marche. Un CAP de boucher, de poissonnier ou de charcutier-traiteur vous place directement sur des postes à 93 % en CDI, où le salaire s’ouvre. C’est la seule marche où la formation initiale se traduit immédiatement dans les annonces. Si vous envisagez une reconversion, notre article sur les formations CPF qui débouchent détaille les métiers où une formation courte paie.
- L’encadrement est publié, mais pas chiffré. 36 offres d’encadrement intermédiaire, aucune avec un salaire mesurable. Pour vous situer, les repères nationaux restent le meilleur outil : 2 430 € de médiane pour un chef de rayon produits alimentaires sur 329 offres, 2 214 € pour un responsable de caisses sur 202 offres. Notre guide des salaires par métier en détaille d’autres.
Le calcul à faire avant de postuler
Avant d’envoyer une candidature, posez-vous trois questions simples, dans cet ordre :
- L’offre affiche-t-elle un salaire ? Si non — c’est le cas de 62 % des offres —, prenez 1 867 € brut mensuel comme référence pour un poste d’exécution à temps plein, et vérifiez la durée du travail dès le premier échange.
- Est-ce un CDI ou un CDD ? Sur un CDD en caisse ou au drive, demandez en entretien si des CDI ont été proposés à l’issue de contrats précédents. La réponse vous en apprendra beaucoup sur le magasin.
- Le magasin est-il près de chez vous ? Dans un réseau d’indépendants, chaque magasin est un employeur distinct. Postuler dans le magasin le plus proche n’est pas un pis-aller : c’est la bonne cible.
Comment candidater chez Intermarché, étape par étape
Les chiffres qui précèdent ne servent à rien s’ils ne changent pas votre façon de postuler. Voici la méthode qu’ils suggèrent.
1. Choisir entre l’annonce et la candidature spontanée
Tout dépend de l’endroit où vous vivez. Dans les départements où Intermarché publie beaucoup — Tarn-et-Garonne, Hautes-Alpes, Haute-Marne, Eure-et-Loir, Cantal, Haute-Loire —, les annonces sont nombreuses et il faut commencer par elles. Dans les grandes métropoles, où elles sont presque absentes, la candidature spontanée devient la voie principale.
Dans les deux cas, la candidature spontanée est plus efficace qu’ailleurs, pour une raison structurelle : le destinataire est le patron du magasin, qui décide lui-même. Notre article consacré à la lettre de candidature spontanée propose sept modèles, dont plusieurs adaptés à un commerce de proximité.
2. Écrire un CV qui reprend les mots de l’annonce
Les compétences mesurées plus haut sont votre liste de mots-clés. Pour un poste d’employé de rayon, les mots « réception », « étiquetage », « balisage » et « implantation » doivent apparaître, rattachés à des expériences concrètes. Pour un poste en caisse, « tenue de caisse » et « encaissement ». Notre guide complet du CV détaille la structure qui passe les filtres, et si vous n’avez aucune expérience de la vente, l’article sur le CV sans expérience montre comment remplir une page à partir de rien.
Quelques exemples de formulations qui reprennent la langue des annonces :
- « Réception et contrôle des livraisons, deux fois par semaine, avec vérification des bons de livraison » ;
- « Mise en rayon et étiquetage selon le plan d’implantation, balisage des promotions » ;
- « Tenue d’une caisse sans écart pendant six mois » ;
- « Nettoyage quotidien du poste et respect des règles d’hygiène alimentaire ».
3. Une lettre courte, tournée vers le magasin
Pour un poste d’exécution, une lettre de dix lignes suffit, et beaucoup de magasins n’en demandent pas. Si vous en écrivez une, parlez du magasin plutôt que de l’enseigne : sa localisation, son rayon traditionnel si vous visez la boucherie, votre disponibilité. Le guide de la lettre de motivation propose une structure en quatre paragraphes qui fonctionne très bien pour ce type de poste.
4. Préparer l’entretien sur ce qui n’est pas écrit
Les annonces vous disent ce qui est exigé ; l’entretien porte sur ce qui ne l’est pas : disponibilités, week-ends, polyvalence, tenue du rythme, rapport à l’hygiène. Pour chaque métier de la grande distribution, les questions les plus probables se déduisent des compétences mesurées. Nous les avons détaillées pour l’employé de rayon et l’hôte de caisse dans notre article sur les questions d’entretien par métier, et le guide complet de l’entretien couvre le reste.
Trois questions à poser vous-même, spécifiques à un magasin indépendant :
- « Comment sont organisés les plannings, et avec quel délai sont-ils communiqués ? »
- « Les CDD de ce poste ont-ils déjà débouché sur des CDI dans le magasin ? »
- « Existe-t-il des primes ou des avantages propres au magasin, en plus du salaire de base ? »
5. Postuler en volume, magasin par magasin
Parce que chaque magasin est un employeur distinct, une candidature refusée dans l’un ne dit rien de vos chances dans le magasin voisin. Dans un rayon de trente kilomètres, il peut y avoir plusieurs points de vente de l’enseigne, plus des Netto et des Bricomarché du même groupement. Chacun est une candidature à part entière.
Ce que nous n’avons pas pu mesurer
Par honnêteté, voici la liste de ce que ce guide ne contient pas, et pourquoi :
- Le salaire des postes d’encadrement chez Intermarché : aucun des métiers d’encadrement n’atteint cinq offres chiffrées.
- Les horaires et la durée du travail : notre base ne les contient pas. Un montant mensuel peut désigner un temps partiel.
- Les primes, l’intéressement, la participation : ils figurent rarement dans une annonce et varient d’un magasin à l’autre.
- Les évolutions de carrière réelles : l’escalier présenté plus haut décrit ce que les offres rendent plausible, pas ce que vivent les salariés.
- Les compétences propres à Intermarché : les effectifs de l’enseigne sont trop minces pour une mesure fiable ; nous avons mesuré les familles de métiers, tous employeurs confondus.
- Les offres des magasins publiées sous un nom sans rapport avec l’enseigne (raison sociale de la société d’exploitation) : elles sont invisibles pour notre rapprochement, ce qui fait de chaque volume un plancher.
Ce guide vous donne le chiffré, le vérifiable et le comparable. Il ne remplace pas une conversation avec quelqu’un qui travaille dans le magasin qui vous intéresse — il vous permet d’arriver à cette conversation en sachant de quoi vous parlez. Si vous hésitez encore entre deux enseignes, notre guide pour travailler chez Lidl applique exactement la même méthode.
Vos questions sur le travail chez Intermarché
Quel est le salaire d’un employé de rayon chez Intermarché ?
Sur les 83 offres chiffrées au 17 septembre 2026, la médiane affichée est de 1 867 € brut mensuel, avec un premier quartile à 1 867 € et un troisième à 1 907 €. C’est le salaire du marché : la médiane nationale du métier est de 1 869 €. Seul Lidl affiche plus, avec 1 961 €. Ces montants sont des bruts d’embauche, hors primes et hors ancienneté.
Intermarché recrute-t-il en CDI ?
Oui, majoritairement : 352 offres sur 454 sont des CDI, soit 78 %, contre 44 % sur l’ensemble du marché. La part de CDI varie selon le poste : toutes les offres de chef de rayon sont en CDI, 24 sur 26 pour le boucher, mais seulement 57 % pour le préparateur au drive, où les CDD sont les plus fréquents.
Peut-on travailler chez Intermarché sans expérience ?
Les compétences exigées sur les postes d’exécution sont des gestes — réceptionner, étiqueter, encaisser, nettoyer — et non des années d’ancienneté. Rien dans les annonces ne ferme ces postes à un débutant. Le préparateur au drive et l’employé de rayon sont les portes d’entrée les plus larges, avec 200 offres à eux deux. En revanche, notre mesure ne dit pas ce que chaque magasin exige en pratique.
Intermarché propose-t-il des alternances ?
Très peu sur les canaux publics : 9 offres au 17 septembre 2026, contre 73 chez Carrefour et 75 chez Auchan. Aucune n’est publiée par La Bonne Alternance. Comme chaque magasin est une entreprise indépendante, la démarche la plus réaliste est de proposer directement votre projet d’apprentissage au magasin, avec une candidature spontanée.
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